Le kata Heian Yodan

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Le Kata Heian Yodan est le 4ème Kata des Kata de base Heian. Au niveau des positons, Heian Yodan vous demandera une maîtrise parfaite de la position Zenkutsu Dachi mais aussi de Kokutsu Dachi, et de pouvoir passer du Zenkutsu au Kokutsu en avançant d’un pas mais aussi le passage de Kokutsu à la position Zenkutsu sur place (Passage d’une position ou l’on a les pieds sur la même ligne à une position qui demande une largeur de hanches). On y trouvera les 2 coups de pied Yoko Geri (à gauche et à droite) mais aussi Mae Geri.

icon-large-itunesconnectHeian Yodan est un Kata très complet qui va reprendre les bases qui doivent être acquises à l’aide des 3 Kata précédents, utilisation des hanches, maîtrise de la stabilité sur les différentes positions, au niveau du rythme, alternance des temps rapides avec les temps lents, savoir utiliser les pauses, synchonicité entre le haut du corps et le bas du corps, synchronicité entre la fin de la technique de bras et la fin du déplacement…

Le Kata Heian Yodan – Vitesse lente


Heain Yodan réalisé par le champion de Karaté Kata Luca Valdesi


Les Bunkaï du Kata Heian Yodan

Partie 1

Partie 2


Le KATA

Le mot Kata, traduit littéralement, signifie forme. En Karaté, on le traduit par forme fondamentale ou conventionnelle. Il est primordial de ne jamais oublier qu’un Kata n’est pas un simple exercice de style. Il représente un combat dans ce qu’il y a de plus pur et de plus extrême et, à ce titre, il possède, comme ce dernier, un rythme propre. Ce n’est ni une course de vitesse ni un travail en lenteur. L’expression « vivre son Kata » traduit mieux que toute autre cette capacité que doit posséder le pratiquant, de contrôler tous les paramètres de son exécution, de telle sorte que le jury ressente cette impression de combat au travers de la démonstration qui lui est faite.

Tout comme en Kihon, la « beauté » n’est pas un critère essentiel, mais l’efficacité est incontournable.

CRITERES DE NOTATION DU KATA

– La présentation

La tenue et le comportement du candidat doivent être impeccables : Kimono propre, ceinture correctement nouée, comportement et attitude générale irréprochable.

– Le cérémonial et l’étiquette

Le cérémonial (salut, prise de position, présentation) doit être scrupuleusement respecté.

Le Kata est annoncé à haute voix, il commence et se termine par le salut.

– La concentration

Dans sa démonstration, le candidat doit dégager une impression d’unité corps/esprit.

– L’équilibre et la stabilité

Les positions doivent être bien marquées. La position du bassin, de la colonne vertébrale, de la nuque et des épaules bien contrôlée. La maîtrise des déplacements est essentielle et toute perte d’équilibre, glissade ou chute doit être sanctionnée.

– Le rythme et le tempo

Les techniques enchaînées, les mouvements lents (s’ils existent dans le Kata présenté), les temps morts doivent être placés de manière judicieuse tandis que les Kiaï devront être placés selon les normes communément acceptées.

– La puissance

Les techniques doivent dégager une impression d’efficacité.

– Le regard

Le regard doit être empreint de toute la détermination du candidat. Il doit suivre la direction dans laquelle les techniques ou enchaînements sont utilisés.

– La respiration et le Kiaï

La respiration est le support de l’énergie, elle conditionne les moments de force et de faiblesse de notre organisme. Elle doit être correctement synchronisée avec les techniques, sauf pour certains Kata dit « respiratoires », elle est inaudible. Un Kata comporte suivant les styles un, deux en général voir trois expirations sonores (Kiaï) qui expriment un dégagement maximum d’énergie.

– Le respect des techniques et du diagramme original du Kata

Le Kata est exécuté dans sa forme originale, c’est-à-dire en respectant les positions, les techniques et les directions préconisées par le style ou l’école auquel se réfère le candidat.

Pour le premier et le deuxième Dan de karaté do, les candidats doivent se référer aux Kata officiels retenus au sein du présent règlement. Pour les autres grades, seules les variations très minimes sont tolérées, le jury se réservant le droit d’interroger le candidat sur l’origine de la variante. Les autres interprétations seront considérées comme des erreurs.